Suivez les publications
Derniers commentaires

Bulle immobilière

Bonjour à tous,

Je lisais dernièrement un article dans le quotidien La Presse qui faisait état de la bulle immobilière au Royaume-Uni, au Brésil, à Hong Kong et en suède notamment.

Le journaliste, Richard Dupaul, citait en autre trois situations difficiles à comprendre. La première était reliée à la vente d’un espace de stationnement à près de 500 000 $ au centre-ville de Londres. Un demi-million pour garer sa voiture !!! On y apprend également que le prix des maisons de luxe a augmenté de 60 % depuis 2009 en banlieue de la capitale britannique.

Le deuxième cas découlait des politiques hypothécaires des banques suédoises qui permettent aux consommateurs de rembourser leurs hypothèques sur 140 ans en moyenne ! Finalement, pendant ce temps, le prix des maisons a bondi de 180 % à Sao Paulo et de 225 % à Rio de Janeiro depuis janvier 2008.

Le Québec dans tout cela ?

Et bien pour ma part, je trouve que le prix demandé pour certains actifs est nettement exagéré. En effet, certaines transactions ne tiennent pas la route et les acheteurs paient une prime exagérée pour acquérir un bien immobilier. Je sais que le marché boursier est difficile depuis plusieurs années, mais ce n’est pas une raison pour effectuer une mauvaise transaction dans le simple but de placer de l’argent. Face à cette situation, même si un rendement de ± 1 % est plus que minime sur un dépôt à terme, cette alternative peut souvent s’avérer la meilleure option possible.

Toutefois, malgré cette bulle immobilière, il y a toujours moyen d’investir dans l’immobilier. Cependant, il faut plus que jamais être prudent, et surtout contrôler les facteurs suivants :

  1. La localisation de l’immeuble
  2. Les étapes essentielles d’une bonne vérification diligente
  3. Négocier son hypothèque au meilleur taux et surtout, ne jamais excéder 25 ans afin de rembourser sa dette.

Ces facteurs semblent simples, mais bien des fois, ils ne sont pas examinés avec toute la rigueur requise. Pour le reste, il semble que pour bien des gens, la leçon rattachée à la crise financière de 2008 aux États-Unis a déjà été rapidement oubliée.

En conclusion, depuis des années, le prix des maisons a augmenté toujours plus rapidement que le revenu des familles. Je lisais la semaine dernière que de toutes les villes canadiennes, c’est à Sherbrooke que le marché immobilier est le moins a abordable en fonction des revenus des ménages.

Face à cette situation, je suis inquiet pour la prochaine génération qui héritera des problèmes que nous n’aurons pas été en mesure de régler.

signature1
Benoit Aubé, Président